Conseils aux parents d’enfants dysphasiques

Règles d’or pour faciliter la communication avec un enfant dysphasique

  • Vérifier toujours la compréhension de l’enfant.
– Demandez-lui de vous redire en ses mots, la consigne.
– Reformulez et/ou répétez ce que l’enfant n’a pas compris.
  • Vérifiez que l’enfant est attentif à votre message.
– Simplifiez votre niveau de langage.
– Utilisez des phrases plus courtes et plus simples.
– Choisissez un vocabulaire plus adapté.
– Évitez les ambiguïtés (ex : jeux de mots)
– Dites seulement l’information nécessaire.
  • Utilisez davantage les supports visuels.
– Illustrez la phrase par une image.
– Accompagnez vos demandes de gestes naturels (ou codés).
– Démontrez physiquement l’explication avec des objets.
– Écrivez les mots de la consigne (si pertinent).
  • Exagérez les indices non-verbaux (expression faciale et corporelle).
– Parlez lentement.
  • Situez l’enfant dans le temps.
– Utilisez un calendrier ou un horaire visuel.
– Aidez l’enfant à anticiper les événements.
  • Aidez l’enfant à se faire comprendre.
– Reformulez les énoncés de l’enfant.
– Questionnez l’enfant en utilisant les mots que vous avez compris pour qu’il reformule sa phrase.
  • Diminuez le bruit ambiant.
– Privilégiez les moments où l’enfant est plus calme et disposé à  communiquer pour lui faire vivre davantage de succès.

Conseils pour les parents de personnes dysphasiques au primaire

Une rentrée scolaire bien amorcée

Les devoirs

Pour un enfant dysphasique, ce moment est souvent perçu comme une montagne à escalader. Voici quelques conseils afin de rendre cet instant agréable.

Tout d’abord, fixez avec votre enfant un moment pour faire les travaux scolaires. Au début, la période ne devrait pas dépasser 20-30 minutes. Vous pouvez ensuite augmenter le temps graduellement.

Un enfant dysphasique a davantage besoin de temps pour faire ses devoirs.

Dans le cas où l’enfant ne les termine pas, discutez avec l’enseignant(e) de moyens pour que celui-ci ne soit pas pénalisé.

Par exemple, le titulaire pourrait vous remettre les devoirs de la semaine le vendredi et vous pourriez en débuter quelques-uns la fin de semaine. Ensuite, éliminez toutes sources de bruits et trouvez un endroit calme et confortable pour l’enfant. Ayez le matériel à portée de main afin d’éviter les déplacements. De même, la période des devoirs et leçons doit se faire dans le sourire. Ce n’est pas le moment pour des discussions. Par conséquent, en démontrant de la fermeté dans vos décisions, vous valorisez l’importance de cette période de travail.

Si votre enfant ne comprend pas, essayez de reformuler la consigne en adaptant le vocabulaire. Encore, au moment de la lecture, posez-lui des questions afin de susciter son intérêt (regardez le titre, les images, etc). Pour l’apprentissage des mots de vocabulaire, vous pouvez jouer à différents jeux afin de faciliter leur apprentissage (ex : Tic Tac Mot, lancer un dé et écrire le mot le nombre de fois indiqué par le dé, écrire les mots à l’ordinateur, utiliser les lettres du jeu Scrabble, etc).

Au début de l’année scolaire, l’enseignant(e) doit être informé(e) des difficultés de l’enfant dysphasique. Voici quelques trucs généraux pour la classe.

De surcroît, un plan d’intervention devra être établi avec les intervenants du milieu scolaire ainsi que les parents. Ce plan comprendra les objectifs ainsi que les adaptations à mettre en place afin de faciliter les apprentissages de l’élève. Dans un premier temps, l’enseignant(e) s’assure de la compréhension de l’élève en répétant et en reformulant la consigne ou encore en écrivant des mots-clés au tableau.

Lors d’un travail ou un examen, laisser davantage de temps ou donner des choix multiples. Si l’élève a de la difficulté à écrire des textes, le titulaire peut lui faire travailler le texte à l’oral puis utiliser un plan détaillé.

L’enseignant(e) ne doit jamais prendre pour acquis que l’enfant dysphasique a compris les notions ou les consignes transmises.

Demandez plutôt à l’élève de vous expliquer ce qu’il a compris. Vous pourrez ainsi déterminer les lacunes au niveau de la compréhension s’il y a lieu et modifier les explications. S’occuper d’un enfant dysphasique demande du temps et de l’énergie.

Même si ces enfants ont de la difficulté à s’exprimer, ils sont en mesure de pallier leur trouble en utilisant des stratégies compensatoires pour apprendre et mémoriser.

Ils sont souvent curieux et il importe donc de multiplier les occasions de les intéresser à ce qui les entoure.

Bonne rentrée scolaire!

Conseils pour les parents avec des personnes dysphasiques au secondaire

L’entrée au secondaire est une étape souvent stressante pour tous les adolescents. Il faut apprivoiser la « grande » école avec de nouveaux élèves et de nouveaux enseignants, connaître les règles de fonctionnement du quotidien et surtout devenir plus autonome. Tout ça en poursuivant ses apprentissages.

Le défi que doit relever le jeune ayant une dysphasie est particulièrement complexe. Écrire, lire, comprendre, mémoriser, inférer, sont au coeur de ses difficultés. Sans oublier toutes les habiletés sociocommunicatives nécessaires pour se faire des amis, pour dire qu’on n’a pas bien compris, pour développer son autonomie. Difficile, mais possible ! Que son parcours soit celui de la classe régulière ou de la classe spéciale, ce jeune aura besoin de temps, de patience et d’accompagnement.

Et dire que vous pensiez, chers parents, que l’entrée à l’école primaire était le moment le plus difficile à vivre avec votre enfant. Pour mieux vivre le passage au secondaire, il ne s’agit pas d’oublier les problèmes vécus à l’école primaire et de mettre de côté les moyens utilisés pour y faire face. Au contraire ! Les jeunes doivent continuer à développer leurs capacités d’adaptation, d’autonomie et d’apprentissage en respectant leurs limites. Tâche complexe avec des jeunes qui sont avant tout des adolescents (avec des besoins différents et parfois difficiles à comprendre pour les adultes) avant d’être des « dysphasiques ». Au coeur de cette période de transition, il faut se rappeler que souvent le jeune ayant une dysphasie ne comprend pas qu’il ne comprend pas. L’adolescent qu’il est peut nier, confronter, se braquer et même réagir agressivement pour construire son identité personnelle, développer son sentiment d’appartenance à un groupe, se détacher de la zone d’influence des adultes et rechercher une autonomie d’action (« Je suis capable tout seul ! »). Pas de tout repos !

Être parent d’un adolescent, c’est bousculant, paniquant, déconcertant, mais tellement stimulant, valorisant et émouvant ! Croyez sur parole une orthophoniste ayant travaillé pendant plus de 10 ans auprès de jeunes de 12 à 21 ans ayant une dysphasie sévère et mère de deux jeunes adultes de 21 et 25 ans. À condition d’être bien informé sur les ressources offertes à l’école (programmes, service d’aide, professionnels impliqués…), d’être présent aux différentes rencontres de parents (j’étais souvent déçue de réaliser le nombre important de parents absents au secondaire), de collaborer avec les enseignants et les différents intervenants en participant à la mise en place du plan d’intervention (outil essentiel de discussion et d’information à l’école), de vous intéresser à ses apprentissages(non seulement à ses devoirs), à ses activités sociales (ne pas vouloir tout contrôler), à ses défis, à ses réussites, à ses échecs et à ses difficultés (l’échec signifie souvent qu’il ne sait pas comment s’y prendre. « Éduquer un enfant, c’est un perpétuel questionnement… Et tout parent doit apprendre à naviguer entre la tolérance nécessaire et la nécessité d‘intervenir ». Accompagner un enfant ayant une dysphasie demande de la détermination et de l’ouverture. À l’adolescence, c’est tout un défi ! Faire apprendre ces jeunes malgré leurs difficultés en est un autre. Parlez-en à leurs enseignants et leur orthophoniste ! Et, n’oublions pas que « … le plaisir de communiquer et d’être en relation doit être maintenu et préservé ». Rien n’est magique ! Soyons réalistes et tout est possible.

Espace virtuel pour les parents ayant un jeune différent

Cette section s’adresse aux parents dont les enfants éprouvent des difficultés particulières pendant leur cheminement scolaire. Il est parfois difficile d’obtenir de l’aide pour accompagner un jeune dans le système d’éducation actuel et ceci est d’autant plus vrai lorsque l’enfant ne suit pas un parcours dit « régulier » et qu’il présente des difficultés d’adaptation et d’apprentissage.

Le site internet est également une section du site de l’Ordre des conseillers en orientation et vous avez l’opportunité de poser vos questions en ligne et de consulter les archives. Voici le lien :

www.choixavenir.ca/parents/accueil

Crise – Ado Famille Enfant (CAFE)

Une crise éclate dans votre famille et vous ne savez trop vers qui vous tourner parce que c’est le soir? En plein week-end, votre ado et vous tombez dans l’engrenage d’un conflit qui semble vouloir dégénérer?

Le service CAFE est un service d’intervention immédiate et intensive à domicile qui vient au secours de familles lorsqu’une crise éclate. Il offre par la suite un suivi intensif de 2 à 3 heures d’intervention par semaine pendant 8 à 12 semaines.

L’efficacité de ce programme est précisément qu’il évite les ruptures au sein des familles en offrant un soutien direct aux relations entre parents et enfants âgés entre 5 et 17 ans.